PME : Les difficultés de recrutement atteignent des sommets

Le magazine d’actualité économique et financière « Les Echos » a publié le 24 Juillet 2018 un article rédigé par Alian Ruello et Clément Nicolas abordant les difficultés de recrutement que rencontrent à l’heure actuelle les petites et moyennes entreprises.

Ils développent leur propos en trois parties en s’appuyant sur une étude de « BPI France le Lab », laboratoire d’idées lancé par Nicolas Dufourcq en mars 2014 pour « faire le pont » entre le monde de la recherche et celui de l’entreprise.

1. Hausse des difficultés de recrutement :

Selon une étude de BPI France, 41 % des entreprises de moins de 250 salariés déclarent «d’importantes difficultés de recrutement », soit dix points de plus en un an et au plus haut depuis 2002.
Ces difficultés de recrutement tiennent particulièrement au manque de main d’œuvre correspondant à la demande malgré un taux de chômage qui reste élevé.
Mais pas seulement, dans de nombreux cas, la description du poste ne correspond pas aux tâches à accomplir, quand ce n’est pas le salaire proposé, la localisation du poste ou encore l’image de l’employeur qui rebutent.
Quoi qu’il en soit, ce sont des dizaines de milliers d’embauches qui sont abandonnées : Pôle emploi les évalue entre 200.000 et 330.000 en 2017.

2. La page de la crise tournée :

Si les problèmes d’embauche n’ont pas d’impact direct sur la croissance, l’étude redoute qu’ils puissent être un frein à l’expansion à venir des PME et, notamment, à leur capacité d’accélération.
La situation est d’autant plus préoccupante que les PME ont tourné la page de la crise.
Après plusieurs années d’augmentation, leur croissance devrait se stabiliser à un niveau élevé.

3. Recours aux travailleurs détachés :

Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, ne manquera pas de trouver dans cette étude un argument de plus pour justifier ses deux réformes : formation professionnelle et des règles de l’assurance-chômage.
Les PME sondées par BPI France n’attendent pas. Plus de la moitié d’entre elles envisagent de modifier leurs modes de recrutement.
Cela signifie principalement « avoir recours aux travailleurs détachés », décrypte Patrick Liebus.
« Les grandes entreprises y ont déjà recours, mais la situation est paradoxale : on a plus de 3,5 millions de chômeurs dans ce pays et on n’arrive pas à pourvoir ces postes », regrette-il.

Retrouvez l’intégralité de l’article ici.

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